15/04/2008

Auchan se prend pour Darty

Et un de plus !
Après TPH puis Darty, c'est le tour d'Auchan qui, parmi les distributeurs, a décidé de se lancer dans le business ADSL.
Déjà opérateur mobile virtuel sur le réseau SFR, le distributeur se lance en tant qu'opérateur ADSL virtuel sur le réseau de Completel.

On sait que TPH a abandonné et que Darty ne remporte pas un franc succès (121K abonnés annoncés en début d'année), Auchan saura-t-il faire mieux avec ses 121 hypers ?

Si Auchan se lance, c'est peut-être parce que son offre mobile fonctionne bien ? Ou alors c'est pour la relancer, par le biais d'une offre de "convergence" ADSL + mobile ?

Le fait est qu'Auchan ne communique pas ou peu, ce qui fait qu'on ne peut que spéculer...

A suivre lors du lancement effectif de l'offre, dans le courant de l'année.

11:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : auchan, fai, adsl, vno

01/04/2008

Merci Ten !!!

Depuis le lancement de l'offre Ten by Orange, je constate que lorsque je navigue sur l'Internet mobile avec le navigateur Opera de mon N70, je paie des communications hors-forfait taggées "SURFTEN", que je ne payais pas auparavant.
En effet, ces communications étaient incluses dans mon forfait "Orange World 10Mo", qui me donnait accès à 10Mo de data de tout type (surf sur le portail Orange World, sur Gallery, off-portal, en tant que modem pour mon PC et même en Wifi avec un rapport de conversion 10Mo = 30 minutes).

Mais depuis que Ten a été intégré à Orange, la navigation avec Opera est valorisée différemment et ça ne rentre plus dans mon forfait...
C'est ce que j'ai appris après quand même 3 appels au service client, qui à chaque fois m'a renvoyé vers le service réclamations, qui m'a fait un geste de commercial de 1.4€ puis 5€ avant de me rappeler pour m'expliquer que je n'ai que mes yeux (et 6.4€) pour pleurer.
J'aurai aussi le droit de souscrire à une option "Ten" si je suis gentil (et si je me procure un mobile compatible...).

Bref, grâce à Ten, j'ai droit à moins de services pour le même prix...

[Update] : Suite au commentaire d'Andry, je précise que je dispose d'un abonnement Ola (et oui ça existe encore), avec une  option Orange World. Rien à voir avec l'offre de Ten by Orange (hormis le fait qu'ils ont modifié le système de facturation/tarification).

 

Quelques images pour illustrer mon désarroi :

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21:00 Publié dans Téléphonie Mobile | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : orange, ten, option data, facturation

31/03/2008

Rémunération des grands patrons : une nouvelle voie ?

De nombreuses études prouvent que les entreprises "familiales" ont de meilleures performances sur le long terme (on parle ici de 10-20 ans) que des entreprises dirigées par des patrons salariés, c'est à dire n'ayant pas un lien aussi fort avec leur groupe que des vrais "capitalistes".

Par ailleurs, la presse stigmatise - sans doute à raison - les patrons que leurs stock-options enrichissent sans le moindre rapport avec leur performance à la tête de l'entreprise, car les options sont distribuées de façon nettement trop généreuse... Généralement les patrons et les défenseurs des systèmes de stock-options tentent de défendre ce mode de fonctionnement en invoquant la compétition qui règne pour pouvoir embaûcher les meilleurs patrons, les "pointures" qui ne se déplacent pas à moins de quelques dizaines de millions d'euros annuels, sans compter le golden parachûte en cas de licenciement précoce et/ou "abusif" !!!

Il faut reconnaître qu'il serait mauvais de décourager les grands "entrepreneurs" de venir travailler à la tête des entreprises françaises. Mais il serait quand même intelligent de ne pas signer des chèques en blanc juste sur le nom/la réputation de tel ou tel "gourou" car on sait bien que même un Steve Jobs ou un Carlos Ghosn, s'ils ont été et sont encore très forts, seraient peut-être totalement incapable de redresser une entreprise dont ils ne comprennent rien au métier (qui serait capable de redresser Bull par exemple, même super Thierry Breton n'a réussi qu'à sauver l'entreprise de la faillite).

Pour attirer un bon patron, il faut qu'il puisse gagner ce qu'il mérite. Pour s'assurer qu'il ne fait pas n'importe quoi, il faut aussi s'assurer qu'il mérite bien ce qu'il gagne...

Un modèle me semble intelligent : le LBO. Le Leverage Buy Out permet à un entrepreneur motivé mais peu pourvu en capital de prendre une participation significative dans une entreprise (en général le contrôle, mais cela n'est pas indispendsable) en d'endettant. Les dividendes versés par l'entreprise (directement liés à la bonne tenue de l'activité) servent alors à rembourser la dette, non pas de l'entreprise mais du patron-entrepreneur.

Si le patron n'est pas bon, les parts qu'il a acheté son versées à la banque qui lui a prêté l'argent initial. S'il est bon, il se retrouve à la tête d'un joli paquet d'actions, en rapport avec le risque qu'il a pris.

Pas de parachute mais une véritable espérance de gain et surtout un lien très fort à avec l'entreprise (le patron est aussi un actionnaire engagé).

Cette réflexion me rappelle le bouquin de Jean-marie Messier que j'avais lu il y a bien longtemps et où il parlait d'actionnariat salarié. Si on commençait par les patrons, ça serait déjà un grand progrès...

C'est déjà souvent le cas, d'ailleurs un membre du conseil d'administration est forcément actionnaire (1 action minimum). Mais ce que je préconise, c'est qu'un patron soit engagé sur une partie importante de son patrimoine personnel, l'emprunt réalisé pour monter le LBO devrait engager une caution de quelquechose comme 25% (minimum) de son patrimoine. Et le LBO minimise les mouvement court-termistes : rares seront les cas où les patrons revendront les parts achetés à crédit pour rembourser leur emprunt de façon anticipée, à moins que la valeur de l'entreprise ait été réellement fortement augmentée. La stratégie court-termiste est également possible si le patron trouve un pigeon pour racheter ses parts, mais dans ce cas, on ne peut s'en prendre qu'au pigeon ;-)

Le seul risque est qu'un patron qui n'aurait pas les moyens de prendre une majorité de contrôle de l'entreprise se fasse débarquer au moment d'un trou d'air de la société et soit injustement puni si le "repreneur" détruit la valeur qu'il aura créé et fait baisser la valeur de ses titres.

Une protection devrait donc être envisagée pour éviter ce genre de manoeuvres, peut-être en attribuant des golden shares au patron qui accepte de prendre la direction de l'entreprise (des actions avec double droit de vote, voire plus). Mais ceci introduit une distorsion pas forcément simple à maîtriser...

Alors que bon nombre de patrons de start-ups finissent par lâcher le contrôle majoritaire de leur entreprise pour faire entrer des investisseurs, tout en gardant le contrôle effectif de l'entreprise, jusqu'à ce que les investisseurs le débarquent éventuellement (à tort ou à raison) si l'entreprise connaît des difficultés.

Je pense qu'il y a matière à ddiscussion, mais le principe d'avoir des patrons qui soient engagés dans l'entreprise sur leur patrimoine personnel est une bonne chose.

20:00 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pdg, salaire, lbo, actionnariat salarié

11/03/2008

Taxi, SVP !

Je me suis procuré le rapport de la commission pour la libération de la croissance, présidée par Jacques Attali. La commission insiste sur le fait que les mesures préconisées n'ont de valeur que si elles sont appliquées en bloc.

Or déjà plusieurs mesures sont remises en question. La libéralisation du marché des taxi étant l'exemple le plus récent mais aussi le plus flagrant. 

La réglementation et la limitation du nombre de taxi a créé une bulle presque spéculative sur les licences de taxi dans les grandes villes. Pour exercer il ne faut pas seulement faire l'acquisition d'un véhicule, mais il faut débourser un montant comparable voire très supérieur pour la licence.

C'est totalement aberrant et il est sans doute judicieux de vouloir démonter un tel système et l'assainir.

Mais comme partout la situation n'est pas si simple et il y a un problème : les taxis existants possèdent un "actif", leur license, qu'ils ne veulent absolument pas déprécier car nombre d'entre eux se sont lourdement endettés pour l'acquérir, ou alors compte dessus pour financer leur retraite. 

Libéraliser le marché ferait ainsi perdre plusieurs dizaines de milliers d'euros à tous les taxis en place et pour beaucoup cela serait une quasi-faillite, leur bilan n'étant clairement plus équilibré !!!

Le métier de taxi n'étant pas des plus faciles ni des plus enrichissants, il vaut mieux ne pas y aller trop à la hussarde, au risque de faire trop de casse sociale. On comprend donc la reculade du gouvernement.

Pourtant le statut quo me semble également mauvais car la situation risque d'empirer, au fur et à mesure que la "bulle des taxis" gonflera : il faut dégonfler cette bulle !

Comment ? Il va forcément falloir casser quelques oeufs pour faire cette omelette et il y aura des victimes, que la collectivité pourrait indemniser. 

Reste l'objectif final. Je disais sur un autre blog que la libéralisation totale ne semble pas franchement enviable. Il faut donc déterminer comment on peut dégonfler la bulle des taxis en augmentant lentement mais régulièrement l'offre disponible sans trop bousculer le marché quand même. Reste une question : est-ce qu'écologiquement il ne vaudrait pas mieux favoriser en priorité des transports en commun efficaces ? La bulle des taxis se dégonflerait d'elle-même puisque ces derniers se devraient alors de rester compétitifs faces à des transports en commun réellement efficaces sur l'ensemble des destinations (actuellement le maillage des TC est encore insuffisant dans la plupart des grandes villes : le métro est efficace mais est limité au centre ville, les bus sont trop peu fréquents ou trop irréguliers dans leurs horaires...)

Vaste sujet que les transports, Attali aurait sans doute pu y trouver d'autres relais de croissance que la seule libéralisation des taxis (je vais pê un peu vite car je ne suis pas encore allé au bout, je crois quil veut aussi favoriser les compagnies aérienne low-cost... désastre écologique...)

14:55 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rapport attali, croissance économique, taxi, bulle spéculative

11/02/2008

Jeux de bulles

Même si j'adore la bande dessinée, ce n'est pas d'Angoulême que je vais parler. Mais plutôt du sujet qui brûle les lèvres de tous le petit monde qui gravite autour d'Internet : l'offre de Microsoft sur Yahoo!

4d727e57e38b95e8d62ed9ca45c5b647.jpgMicrosoft offre 44,6 milliards de dollars pour une entreprise dont le résultat net est de 450 millions, soit un ratio de presque 100 fois entre ces deux indicateurs... Hallucinant, même dans un marché à forte croissance.

Et encore Yahoo trouve l'offre insuffisante et essaie de faire monter les enchères (de 31$ par action à 40$, mais les actionnaires cèderont sans doute vers 36$).

Or, seul Google semble capable de pousser Steve Ballmer à ajouter quelques milliards à son offre, bien que la marge de manoeuvre du moteur de recherche soit limitée par les autorités de concurrence (tout rapprochement de Google avec Yahoo renforcerait la position quasi-monopolistique du premier).

Microsoft, Yahoo, Google. Le fameux trio qui règne sur une bonne part de l'informatique grand public et l'Internet.

Or à mon sens au moins deux de ces trois entreprises sont largement survalorisés : Yahoo et Google. En effet, l'une comme l'autre basent leur modèle de revenus principalement sur la publicité.

Or Google, pour justifier sa valorisation, doit capter plus de la moitié du marché publicitaire en ligne (qqs estimations ici) espéré, et encore, si celui-ci évolue selon le scénario le plus favorable... Google est actuellement valorisé plus de 80 fois son résultat net, un ratio plus raisonnable serait autour de 12-15.

Tout est possible, mais les marchés en croissance sont fortement instables en termes de parts de marché : la montée en puissance (et souvent la retombée parfois brutale) des MySpace, YouTube ou encore Facebook montre bien que rien n'est joué sur le marché et qu'il  y a encore des places à prendre, Google ne pourra pas rafler toute la mise.

Bien entendu Google va pouvoir maintenir sa suprématie encore quelques temps à grands coups de milliards (rachat de youTube, de DoubleClick) et entretenir ainsi la bulle qui lui donne les moyens financiers de ses achats (tant que les espoirs en Google sont forts,son cours debourse est haut et l'entreprise peut faire ses emplettes à bon compte en titres).

Mais gare à l'explosion de la bulle : eBay en fait déjà les frais en admettant que Skype ne valait pas ce qu'ils l'ont payé, Google ne fait pas vraiment d'argent avec YouTube.

Dans le fond je trouve que les actionnaires de Yahoo ont une excellene opportunité d'échanger des titres qui ne vaudront peut-être plus grandchose (Yahoo est une nouvelle fois en crise) contre du cash ou des actions Microsoft qui ont un vrai business sous-jacent (les deux logiciel ultra rentables Windows et Office qui sont certes concurrencés, notamment pas les applications en ligne et les client légers, mais il leur reste encore de belles années de surprofits devant eux).

En résumé l'opération est :

- très bonne pour les actionnaires de Yahoo qui réalisent une belle valorisation d'un actif moyen

- très moyenne pour les actionnaires de Microsoft qui va surpayer un ticket de numéro deux du marché publicitaire sur Internet 

- très moyenne pour Google qui voit se renforcer ses concurrents et surtout qui voit s'approcher la date fatidique où les analystes financiers vont se rendre compte que la domination sans partage de Google pourrait bien prendre fin un jour... 

20:00 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yahoo, microsoft, google, bulle