10/01/2008
J'adore les sushis...

... surtout ceux au thon. Mais j'ai décidé de ne plus en manger parce que les thons rouges sont en voie d'extinction en Méditerranée.
La faute à la mode des sushis.
Certes c'est une alimentation très saine (riz + poisson cru), mais autant privilégier la version saumon, qu'on élève (avec des farines animales...) très bien.
Ou alors juste riz nature (avec qqs gouttes de vinaigre de riz, c'est délicieux en soi !)
20:40 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sushi, thon rouge
20/03/2007
Lutter contre le réchauffement climatique... en achetant du pétrole !!!
100ème note publiée sur ce blog, ça se fête ! Avec un thème porteur et un titre pour le moins provocateur, j'espère arriver à donner à cette centième une vraie profondeur.
Seuls les plus sceptiques peuvent avec beaucoup de mauvaise foi refuser l'évidence (bonjour Claude Allègre) : notre consommation d'énergie fossile est en train d'en épuiser les stocks et de provoquer une intensification de l'effet de serre (forçage radiatif) et donc du réchauffement climatique, un dérèglement dont il est de plus en plus évident qu'il nous sera peu favorable en moyenne. [fin des quasi-certitudes, début de ma réflexion]
Pour cesser de foncer droit dans le mur, il faut diminuer drastiquement notre consommation d'énergies fossiles. Pour cela, l'expérience prouve que les consommateurs ne réagissent correctement qu'à une variable : le prix. Il faut donc relever le prix des énergies fossiles pour inciter les consommateurs à diminuer leur consommation et les entrepreneurs à proposer des aletrnatives. Des alternatives énergétiques (nucléaires, pile à combustible, énergies renouvelables, etc.) mais également des alternatives dans nos modes de consommation (pas de sur-emballage, des produits réparables, remplir les avions, les trains etc.).
Comment relever le prix ? Nicolas Hulot et sa bande proposent la mise en place d'une taxe carbone. Je suis très favorable à une telle mesure, mais elle a un gros défaut : elle n'a d'effet que dans les pays où elle est mise en place. Or avant d'arriver à instaurer une telle taxe dans une part suffisante des pays, de l'eau aura coulé sous les ponts et surtout de l'essence aura brûlé dans les carburateurs (ou plutôt les pistons, une flamme dans le carburateur n'est pas bon signe...).
Une autre façon de relever le prix des énergies fossiles et notamment des hydrocarbures pourrait consister à jouer sur le mécanisme de l'offre et de la demande. L'offre est régulièrement mise à mal par le terrorisme et l'instalbilité des pays producteurs et répond tant bien que mal à la demande, ce qui est à l'origine de la forte hausse du baril ces derniers mois. A moins de verser dans l'illégalité, il n'est pas évident d'agir sur l'offre pour un français moyen (exception faite de quelques personnes chez Total).
En revanche la demande est plus accessible, puisque nous autres français sommes des gros consommateurs. Or si on augmente la demande, comme l'offre est contrainte, les prix vont mécaniquement augmenter. Good !
Sauf qu'augmenter la demande ne doit pas signifier consommer plus, sans quoi le caractère vertueux de l'augmentation de prix n'est plus valable. Il faut donc acheter du pétrole sans le brûler !!!
Qu'en faire ? Le stocker bien entendu ! Pourquoi stocker ? Pour que les générations futures puissent elles aussi utiliser du pétrole, là où ce dernier est réllement indispensable, irremplaçable. On pourrait même raisonnablement s'endetter pour cela : le pétrole étant promis à une raréfaction puis disparition, les cours vont monter sensiblement : le stock constitué vaudra alors largement l'emprunt majoré du produit des intérêts. Le mieux serait même de ne pas extraire puis stocker le pétrole, mais tout simplement le laisser là où il se trouve.
Augmenter la demande reviendrait alors à payer (subventionner) des producteurs pour qu'ils arrêtent d'extraire, qu'ils diminuent leur production. Un peu comme quand on fait arracher des vignes aux viticulteurs, en quelque sorte.
Seule faille de ce raisonnement ? Il faut avoir les moyens nécessaires pour financer ce "stockage massif" de pétrole.
Deux solutions :
- soit c'est directement l'état qui s'y colle et finance par la dette publique (déjà lourde mais encore largement supportable), sachant qu'il s'agit d'un investissement. Il est raisonnable d'espérer que l'Europe se joigne alorsà la France dans ce mouvement car pour avoir un impact, la capacité d'endettement des français ne suffira que quelques années avant de franchir des seuils critiques de non-solvabilité. Si plusieurs acteurs entrent en jeu, il faut savoir réguler l'opportunisme (quelqu'un qui vendrait ses stocks après une flambée des cours)
- soit procéder à des achats d'options, ce qui permet de profiter d'un fort effet de levier. Reste que pour avoir un effet à court terme et sur la durée, cette solutiion repose sur la solidité et le sérieux des marchés financiers... qui restent à prouver. Car les vendeurs d'options doivent normalement couvrir leurs "ventes à terme" avec un "stock" qui est malheureusement trop souvent virtuel (couverture par d'autres options...), si bien qu'une bulle pourrait se former et éclater quand les premiers contrats arriveraient à échéance... solution plus simple donc mais dont l'efficacité est risquée.
Je m'arrête là car je sens bien que cette note n'est pas vraiment à la hauteur car j'ai l'impression :
- de ne pas être très clair, ce qui prouve que mon raisonnement a sans doute quelques failles.
- de jouer à la science fiction : personne n'a la volonté de s'engager dans un tel processus : il faut des moyens financiers, risquer gros pour... sauver la planète et un bénéfice complémentaire incertain
Or sauver la planète n'est pas un gain assez évident pour les financiers et des hommes de pouvoir... A moins d'un sursaut écologique.
J'espère tout de même avoir lancé une idée qui va faire son chemin et qui apportera peut-être quelquechose au débat ?
à suivre !
21:24 Publié dans Ecologie , Economie , Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pétrole, consommation, énergie, CO2, effet de serre
16/03/2007
Datacenter et Chauffage urbain : idée farfelue ?
Les Datacenters sont des lieux d'intense concentration de matériels informatiques (serveurs de calcul et de stockage principalement). Or qui dit informatique dit... dissipation thermique. Le traitement de l'information est une activité qui consomme de l'énergie et produit de la chaleur.
D'où un important besoin de ventilation/climatisation. On en arrive à du refroidissement à l'eau froide pour arriver à contrebalancer la forte densification de la puissance émise (la loi de Moore vaut malheureusement aussi pour cette donnée...).
D'où une question un peu naïve mais peut-être pas tupide : pourquoi ne pas utiliser toute cette chaleur produite pour chauffer des bureaux/logements en hiver ? Les hébergeurs pourraient rembourser une bonne partie de leur facture électrique tout en contribuant à l'effort écologique (pour lequel le secteur informatique n'est pas franchement performant, vu la pollution que génère la production des matériels...)
Pour l'été, c'est bien entendu un autre problème, car tout le monde veut refroidir... Quoique, on se douche toujours à l'eau plus ou moins chaude !
On peut lire sur le site d'Interxion qu'ils proposent quelques 32.000 m² sur 22 sites en Europe. A quelques kW par m² (une baie prend environ 1m² et consomme une dizaine de KW, voire jusquà 25kW, annoncé par Interxion).
Si on part sur un chiffre de 3kW/m², on arrive à 100MW consommés par Interxion, disons 500MW pour tout le secteur des Datacenters en Europe (ceux qui sont assez concentrés pour qu'on puisse raisonnablement investir pour en récupérer la chaleur). De quoi fermer une petite centrale thermique ! Le geste est sans doute symbolique mais c'est avec ce genre d'initiatives qu'on va pouvoir faire avancer le schmilblick !
10:55 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : datacenters, chaleur, électricité, chauffage, climatisation
27/02/2007
Parallèle entre la FNAC et la Nature
Dans la société de l'abondance, je me promène, je vois ce qui me plaît, je tends la main et je consomme.
Ainsi à la FNAC, il y a tous les CD que je peux vouloir, je peux y aller et prendre un CD et repartir. Et il est même possible de partir sans payer. Ceci n'est pas très difficile et souvent tentant pour ceux qui n'ont pas les moyens de payer.
Je dirais même que lorsqu'il s'agit d'une personne qui a faim et d'une pomme sur un étal, on serait même tenté de ne pas condamner le geste.
Est-ce que laisser faire le vol est durable ? Tout dépend du prélèvement...
- S'il s'agit d'un faible pourcentage du chiffre d'affaire, et c'est d'ailleurs le cas actuellement, le coût du vol (ou de la dégradation, les assurances, etc.) est inclus dans le prix de vente appliqué à ceux qui paient.
- Si le vol se généralise, rien ne va plus l'équilibre économique de la boutique s'écroule et la boutique ferme. Exit l'abondance.
D'où l'intérêt de l'existence de la police, corollaire de la société et de l'Etat. La police ne réduit pas le vol à zéro, mais le régule afin de le faire rester en dessous du seuil de durabilité de l'activité économique.
Vous me voyez arriver. La nature, c'est un gigantesque étal où on ne paie pas les ressources naturelles.
L'homme vole aux arbres leurs fruits qui sont normalement destinés à la reproduction. Dans la mesure où les processus reproductifs gaspillent beaucoup (combien de spermatozïdes pour un seul élu ?), l'équilibre n'est menacé que si on ramasse aussi les fruits qui ont déjà commencé à pourrir. Et encore, le progrès nous a donné la possibilité de maintenir le cycle en faisant des bébés arbres éprouvette : la procréation médicalement assistée a été utilisée pour les végétaux bien avant celle de l'homme !
Mais l'homme pille aussi des cimetières. Le pétrole (le gaz, le charbon), ce n'est jamais que les cadavres du plancton et d'organismes marins, qui se sont retrouvés coincés dans les roches, mis sous pression par la tectonique des plaques, ce qui entraîne une concentration de l'énergie emmagasinée par photosynthèse.
Lorsqu'on pille le cimetière des éléphants, cela a un aspect positif : on arrête de tuer des éléphants pour récupérer leur seul ivoire. Malheureusement cette abondance fait s'envoler le marché : la soudaine abondance entraîne une baisse de prix et la conséquence directe est une explosion de la demande. Cette dernière devient tellement forte que l'extraction depuis le cimetière ne suffit plus : on recommence à tuer des éléphants pour satisfaire la demande. les prix remontent et l'équilibre offre/demande se stabilise. Et puis un jour le cimetière est vide... les éléphants sont massacrés et c'est la fin du marché de l'ivoire...
Nous sommes en train de piller le cimetière du plancton. On aura du mal à massacrer le plancton mais de toute façon le plancton brule mal...
Mais que fait la police ? Il n'y a pas de police. Une société constituée à 100% de voleurs ne va quand même pas mettre en place une police des ressources naturelles !!! Il y a tout de même une régulation car la propriété des ressources n'est pas uniformément répartie. Ce qui fait que ceux qui sont assis sur un tas d'or ont parfois la volonté de le préserver un minimum. Mais pas toujours, bien trop peu souvent...
La taxe carbone, c'est donner un prix aux ressources d'énergies fossiles. Et pour que la taxe soit payée la plupart du temps, il faut une administration fiscale. Tout cela nous permettra de réguler le marché du pétrole.. dansune certaine mesure. Comme on l'a vu, la FNAC peut renouveler son stock de CD, il suffit de commander au fournisseur. Pour le pétrole, c'est la même chose, sauf que le processus de fabrication est extrêmement lent (plusieurs dizaines de millions d'années, le pétrole qu'on cueille ayant été formé il y a 500 millions d'années). L'objectif "humain" pour le marché du pétrole (de l'énergie) étant de gérer le stock le temps de trouver un substitut, idéalement "renouvelable".
09:15 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FNAC, Nature, Développement durable, énergie, renouvelable
16/02/2007
Abonnement et environnement
Je pense que je vais résilier mon abonnement à Courrier International !
Pas que la qualité de ce magazine ne me convienne plus, bien au contraire. Mais l'abonnement est une formule non durable...
En effet, c'est une source de gaspillage important :
- le magazine est livré systématiquement, même quand je n'ai pas le temps de le lire
- il est conditionné sous emballage plastique
- cette emballage contient de la publicité pour d'autres magazines
- il est livré via un circuit de distribution plus long et plus complexe (distribution individuelle plutôt qu'en gros pour les kiosques et librairies)
Le seul intérêt de l'abonnement revient :
- pour le lecteur à ne pas avoir à se déplacer pour avoir son magazine
- pour le titre d'avoir un lecteur captif qui apporte un revenu récurrent et peut être vendu au marché publicitaire comme "certain"
08:24 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : abonnement, presse écrite, magazine, online
02/02/2007
Rapport GIEC
On en entend beaucoup parler mais combien seront ceux qui vont lire le rapport intégralement ?
Et combien vont lire la synthèse ?
Combien vont se contenter d'une synthèse de la synthèse ?
Combien ne se fieront qu'à l'interprétation des journalistes ?
Combien de bonne résolutions ne sortiront pas du Café du Commerce ?
Ne vous contentez pas de signer le pacte écologique !
Vous avez éteint la lumière hier soir ? Ce geste symbolique aura sans doute eu un impact sur les mentalités, mais il ne faut pas s'arrêter là, il faut agir.
Personnellement, je rejoins le comité de veille écologique sur l'idée de la taxe carbone, un dispositif qu'il faut mettre en place rapidement, en France, en Europe et même partout dans le monde.
Et puis changeons nos comportements : "ceux qui aiment la planète prendront le train"
10:08 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, taxe carbone, pacte écologique, Nicolas Hulot, Jean-Marc Jancovici
23/11/2006
Est-il écologique d'acheter ses livres sur le net ?
Je viens de recevoir 3 livres en provenance du site fnac.com. Comme il s'agit de trois bouquins sur l'écologie et l'énergie, je m'interroge sérieusement sur le bien fondé de mon achat sur le net plutôt que dans une boutique...
Essayons de faire un comparatif :
1) Sur le net :- Je n'ai pas eu à me déplacer, deux fois d'ailleurs car deux titres sur trois n'étaient pas en stock : je suppose qu'ils ne l'auraient pas non plus été en magasin.
- Contenu du colis : les trois livres, un emballage carton, deux flyers de pub, une facture A4
- Prix identique au magasin, grâce au prix unique du livre + la gratuité des frais de livraisons à partir d'un certain montant d'achat
2) En magasin :
- J'aurais du me déplacer, mais je le fais généralement à pied ou à vélo, ça me fait du bien
- Le vendeur aurait éventuellement pu me conseiller d'autres titres, au moins quand j'ai commandé les titres pas en stock. Le site web le fait aussi mais sans doute pas avec autant de pertinence qu'un vrai libraire, qu'on trouve surtout dans les petites enseignes (les vendeurs FNAC sont parrfois aussi très bons, mais pas systématiquement et sont généralement spécialisés)
- Prix éventuellement plus important si je ne vais pas dans une grande enseigne (cad sans les -5% habituels)
- La FNAC a sans doute un avantage sur le libraire de quartie : sa logistique doit être moins consommatrice d'énergie par livre, car les volumes traités par la FNAC sont plus importants, mais je ne m'appuie sur aucune étude et je me trompe peut-être
Je pense que je suis largement incomplet dans cette comparaison, les lecteurs ont le droit de compléter en commentaire !
Conclusion à partir de ce bilan sans doute incomplet ?
Je pense que la prochaine fois, je ferai mes achats chez un libraire près de chez moi, histoire de minimiser mes déplacements et les emballages, ce qui me semble bon au moins pour ma conscience !
Notez que j'ai bien dit "mes achats".
Je pense en effet qu'à l'avenir, je vais également prendre une carte de bibliotèque et acheter moins de livres !!! Quant à ceux que j'acheterai, je m'assurerai de leur diffusion pour casser l'équation 1 livre = 1 lecteur ! L'idée étant de faire baisser la production de livres (abattage d'arbres pour fabriquer la pâte à papier, chlore pour blanchir le papier, hydrocarbures pour transporter 500g d'informations qui tiennent aussi bien dans un PDF de qqs 100Ko...)
11:00 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : écologie, livres, livraison, e-commerce
09/11/2006
Etiquette énergie
Cette étiquette est celle d'un Hummer, le célèbre 4x4 américain qui s'arrache (s'arrachait ?) comme icône de la réussite sociale.
Quand on voit la consommation du bébé, on se dit que c'est plutôt le symbole de la bêtise et de la nocivité des egos surdimensionnés...
Sans compter que ce type de véhicule est tellement difficile à garer que le propriétaire doit tourner des heures pour se garer (d'où du carburant dépensé inutilement). Ou alors, et ça cadre mieux avec la personnalité des acheteurs d'énormes4x4, se gare n'importe où, gênant la circulation et favorisant les embouteillages qui sont les cérémonies modernes où l'homme sacrifie tous les matins ses quelques litres de carburant en l'honneur du dieu de la liberté de circuler (ou pas) où bon lui semble (mais surtout sur son trajet domicile-travail)...
Les mentalités changent petit à petit et je m'en réjouis, mais l'instinct Gaulois des certains Français les pousse à vouloir résister coûte que coûte en brûlant un maximum de potion magique dans leurs moteurs toujours plus efficaces mais voués à pousser des chars toujours plus gros et lourds...
Allez, vive le vélo, la marche à pied et les smarts garées à 90°
Source : le site de l'ADEME est définitivement un "must see", un peu fouillis mais plein d'informations passionnantes
Notamment :
09:30 Publié dans Ecologie , Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Hummer, ADEME, énergie
03/07/2006
Rentabilité écologique d'un lave-vaisselle
Maintenant que j'habite dans un appartement dont la cuisine est suffisamment grande pour accueillir un lave-vaisselle, je me suis équipé, profitant d'ailleur de cette occasion pour (enfin !) tester le parcours client de Discounteo.
La raison principale pour laquelle je n'ai pas hésité à en acheter un est qu'à quantité de vaisselle constante, le lave-vaisselle utilise nettement moins d'eau, ce qui est écologique !!! Il faut avouer que faire la vaisselle n'est pas non plus très amusant, mais j'étais content de me donner bonne conscience avec l'argument écologique.
La question que je me pose aujourd'hui est : est-ce vrai ?
Essayons d'avancer quelques éléments de réponse :
- Un lave-vaisselle utilise moins d'eau
- plus ou moins de produits ? Les produits de lave-vaisselle sont-ils plus toxiques que le liquide-vaisselle "vert" que j'utilise ? Il faut toujours se ramener à une quantité de vaisselle donnée
- le lave-vaisselle utilise de l'électricité
- je ne fais plus la vaisselle mais je charge et décharge le lave-vaisselle
- il a fallu concevoir/fabriquer/acheminer/installer le lave-vaisselle
- je dois acheter plus de vaisselle pour ne pas faire tourner le lave-vaisselle à moitié vide trop souvent
- je dois acheter des meubles/avoir un appartement plus grand pour installer le lave-vaisselle et la vaisselle supplémentaire
- il faudra recycler le lave-vaisselle en fin de vie
- quand je déménagerai, il faudra transporter 60kg supplémentaires (plus la vaisselle supplémentaire)
- je gagne du temps libre car je ne fais plus la vaisselle (charger/décharger un lave-vaisselle prend moins de temps que faire la vaisselle)
Bon, je pose plus de questions que je n'apporte de réponses, et je pense que les réponses risquent d'être un peu subjectives sur certains points. En tout cas l'approche écologique va largement au-delà de l'approche économique (car la pollution est mal monétisée).
Mon intuition est qu'un lave-vaisselle est plus écologique, sous certaines conditions :
- je ne change pas trop souvent de machine
- je charge bien (ni trop ni trop peu) la machine avant de lancer un cycle de lavage
- je refuse la surenchère de fonctionnalités à deux balles
- je passe le temps gagné à militer pour Green Peace ;-)
Il y a sans doute des personnes qui refléchissent sur au moins une partie des problèmes posés, mais force est de constater que les résultats ne sont pas connus du grand public (ou alors je plane)
Il serait intéressant de compiler ces données et les rendre publiques. Des volontaires ?
J'en serai si je trouve le temps...
18:07 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lave-vaisselle, écologie, économie
29/06/2006
Halte au sur-emballage
Je viens d'acheter un paquet de riz Auchan chez ATAC.
J'ai choisi ce riz car c'était le seul camarguais, variété qui me plaît bien en général.
Je n'ai pas encore eu l'occasion de le goûter mais, surpris de ne pas provoquer de bruit en retournant le paquet, je l'ai ouvert.
Et là c'est la consternation : ledit riz est emballé dans un film plastique, sous vide... Ce qui fait un double emballage : plastique + carton. Je ne comprends pas l'intérêt , si ce n'est de rassurer les clients sur la parfaite conservation du produit. En tout cas, ça fait du plastique en plus par rapport à la boîte en carton habituelle. Et le plastique, c'est du pétrole. A ce rythme là, je comprends pourquoi il n'y en aura bientôt plus et pourquoi la terre ne sera bientôt plus qu'une immense poubelle pleine...
Je me propose donc de boycotter les produits qui font preuve de sur-emballage immodéré. Peut-être nos amis du packaging finiront pas faire machine arrière... doux rêve :-(
Franchement je pense qu'on peut faire du packaging efficace et écolo, comme ces sacs plastiques qui ne sont plus en plastique mais "fondent" au bout de quelques jours (mais supportent très bien vos courses le temps de faire leur office), popurquoi ne met-on pas l'accent sur l'emballage minimaliste, sans forcément revenir au tout-vrac, mais en visant le juste milieu.
20:00 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, emballage, sur-emballage, packaging









