16/11/2006
Coriolis sort ses griffes
Un article des Echos annonce un nouvel élément de l'offre de Coriolis, pour les fêtes de Noël :
- L'illimité 7j/7 24h/24 vers 3 numéros (fixe ou mobile, je suppose mobile Coriolis, ceci n'est pas précisé dans l'article) pour 1€ par mois !
- Les SMS gratuits (vers tous les opérateurs)
De quoi "détendre du mobile" les clients Coriolis ! Enfin une offre d'illimité voix chez un MVNO.
Qui assume le risque : est-ce SFR qui a proposé une option "illimité 3 numéros" à Coriolis qui puisse être rentabilisé à 1€/mois, ou est-ce que Coriolis achète ses minutes en gros et prend le risque d'être déficitaire si ses clients sur-consomment ? Je pencherai plutôt pour la première option, mais je suis surpris du tarif, dans la mesure où une telle option existe déjà chez les MNO, le prix étant plutôt de 3€...
On peut en tout cas espérer que le concept se généralise chez les MVNO d'ici les 6 prochains mois (Coriolis sera-t-il le seul à tenter le coup à Noël ou sera-t-il rapidement rejoint par ses petits camarades).
Notons que pendant que les grands de la distribution se lancent dans le mobile (Auchan, Carrefour), Coriolis renforce son réseau de distribution, 110 magasins aujourd'hui, 200 demain. La distribution apparaît plus que jamais comme un point clef du succès d'une offre mobile, tandis que le nombre d'opérateurs explose littéralement.
Si le consommateur peut espérer y gagner sur les tarifs, il y perd en lisibilité des offres mobiles : la téléphonie mobile est devenue une jungle dans laquelle les opportunités se multiplient, alors même que l'engagement de 12 voire 24 mois reste la règle...
Source : les Echos (communiqué de presse pas encore disponible sur le site de Coriolis)
11:08 Publié dans MVNO | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Coriolis, mobile, illimité, SFR, distribution, Téléphone Store
14/11/2006
Web 2.0 ou la récupération commerciale du P2P
Après m'être penché sur le concept de Web 2.0, j'ai toujours du mal à en donner une définition précise. je vais quand même essayer d'exprimer ce que je retiens :
On peut d'abord noter que le Web 2.0 doit beaucoup à la technologie et en premier lieu à AJAX. On sépare le contenu de son formatage pour bien faire chacun des éléments :
- Au niveau présentation/ergonomie, on chiade autant que possible, en utilisant massivement les pré-requêtes (heureusement que le haut-débit est là, et tant pis pour les dinosaures-équipés RTC)
- Au niveau contenu, on en facilite la création, l'hébergement, la diffusion tout en le structurant (XML + tags) afin de faciliter l'indexation et la recherche.
L'objectif principal du Web 2.0 étant de donner aux internautes les moyens de créer de la valeur (principalement en publiant du contenu, mais pas seulement, voir eBay, netvibes ou les réseaux sociaux) de façon simple et transparente (accessibilité aux non-techniciens).
Les business models du Web 2.0 sont alors simples : récupérer une (très faible) partie de cette valeur sur une base d'internautes exponentielle : bingo!
-> On flirte donc avec un concept : "le pouvoir aux internautes", qui été lancé par le "Peer-to-Peer"
Ainsi, je trouve que, comme le Web 1.0 a été une récupération commerciale du concept de réseau informatique (Internet, initialement un réseau réliant des labos de recherche), le Web 2.0 est une récupération commerciale des concepts du P2P.
Je suis volontairement provocateur, mais je parlerai plus tard des problèmes que cette "récupération" pose et surtout comment on peut réparer le tout (vaste programme !!!)
17:05 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Web 2.0, P2P, Peer-To-Peer









