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29/09/2006

NRJ mobile recule sur l'illimité

Sans doute conséquence de résultats décevants, NRJ mobile supprime l'élément le plus distinctif de son offre : les recharges à durée illimitée.

Personnellement je me demandais comment ils faisaient pour vivre avec une telle offre. J'ai ma réponse : ils ne vivent pas... 

En effet, une telle offre est parfaite pour les très petits consommateurs, ceux qui souhaitent avoir une ligne "au cas où" mais appellent peu et se font peu appeler.

Pour l'exemple, j'avais conseillé cette offre à mes parents qui sont presque tout le temps ensemble et n'ont donc besoin que d'un mobile... sauf à de rares occasions où un second mobile peut servir. Une SIM prépayée avec la possibilité de garder la ligne et la possibilité d'appeler en n'ayant qu'un appel payant à passer tous les six mois, c'est génial...

Sauf pour l'opérateur qui enregistre un ARPU de quelques centimes d'euros...

NRJ espérait appater des clients plus rémunérateurs avec cette offre, mais il semblerait que seuls les petits budgets sont venus, et que la cible initiale de NRJ soit partie vers l'illimité de M6mobile... 

BenQ-Siemens en faillite

Tandis que la campagne "le clan des Silver" fait rage et remporte les suffrages de blogueurs, l'annonce vient de tomber : BenQ, qui avait fait beaucoup de bruit en rachetant la filiale terminaux mobiles de Siemens en proie à de graves difficultés financières, vient de décider de mettre sa filiale en faillite. 

Encore trois mille emplois qui partent en fumée dans ce domaine. Et n'oublions pas SAGEM qui a du mal à suivre la concurrence, Ericsson marié à Sony, Alcatel (téléphones mobiles) racheté par  TCL (et une partie des usines par Flextronics), Philips dont les terminaux se vendent peu (et sans doute racheté, je ne me rappelle plus)...

Seul Nokia s'en sort, mais il faut dire que le finlandais produit beaucoup en Asie (voir les sites de production Nokia).

BenQ a certes investi 840 millions d'euros dans l'affaire, mais il a revendu des actifs (labo de recherche par exemple), a acquis des technologies développées par Siemens, et va sans doute se débarasser à peu de frais des salariés allemands...

Cela a arrangé Siemens, qui ne procède pas lui-même aux licenciements, cela arrange BenQ qui achète de la techno à bas prix, mais les télécoms européens n'y gagnent pas, tandis que toute l'activité terminaux est en train de basculer vers l'Asie (production, puis conception et maintenant centres de décision). Personnellement je trouve ça inquiétant de laisser filer des technologies qui ont été inventées en Europe et sur lesquelles les acteurs européens ont longtemps été européens...