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21/03/2007

Refonte du programme de fidélisation Orange

Orange lance "Davantage mobile", un nouveau programme de fidélisation qui s'ajoute à "changer de mobile" mais qui vient en remplacement du Bonus Orange (5%, 10%, 15% de temps en plus selon l'ancienneté, pour les abonnés du "passage à la marque Orange"). 

Au menu, des points gagnés en fonction du chiffre d'affaire généré (x2 si ancienneté > 2 ans) à échanger contre des minutes de communication, des SMS, des communications illimités pendant un week-end, une réduction sur une facture, etc. 

Rien de très original donc, se rapprochant beaucoup du programme "Garantie Carré Rouge" chez SFR (avec notamment la  récente mise en place du moteur JRules d'Ilog pour personnaliser les offres du catalogue de cadeaux).

On notera juste que les client abandonnant le "Bonus" y perdent sans doute, à moins qu'ils n'aient génralement pas l'occasion d'utiliser les minutes offertes. (Preuve : un forfait de 2h à ~30€ rapportait 18 minutes par mois avec le Bonus, il rapporte 600 points davantage mobile, alors que 30 minutes de communications vers les fixes et mobiles Orange valent 3500 points...). Cela sent violemment l'arnaque... d'autant plus que les conditions de l'offre ne sont accessible que lors du processus de souscription, et quand on a souscrit (perso je ne bénéficiait pas du "Bonus", "Davantage mobile" m'apporte donc un vrai plus), on n'a même pas accès au mode de calcul des points attribués. Manque de transparence absolu...

Quand je pense que les opérateurs essaient dans le même temps de se refaire une virginté en insistant sur le rôle positif de leur industrie en France... ça laisse rêveur.

20/03/2007

Lutter contre le réchauffement climatique... en achetant du pétrole !!!

100ème note publiée sur ce blog, ça se fête ! Avec un thème porteur et un titre pour le moins provocateur, j'espère arriver à donner à cette centième une vraie profondeur.

Seuls les plus sceptiques peuvent avec beaucoup de mauvaise foi refuser l'évidence (bonjour Claude Allègre) : notre consommation d'énergie fossile est en train d'en épuiser les stocks et de provoquer une intensification de l'effet de serre (forçage radiatif) et donc du réchauffement climatique, un dérèglement dont il est de plus en plus évident qu'il nous sera peu favorable en moyenne. [fin des quasi-certitudes, début de ma réflexion]

Pour cesser de foncer droit dans le mur, il faut diminuer drastiquement notre consommation d'énergies fossiles. Pour cela, l'expérience prouve que les consommateurs ne réagissent correctement qu'à une variable : le prix. Il faut donc relever le prix des énergies fossiles pour inciter les consommateurs à diminuer leur consommation et les entrepreneurs à proposer des aletrnatives. Des alternatives énergétiques (nucléaires, pile à combustible, énergies renouvelables, etc.) mais également des alternatives dans nos modes de consommation (pas de sur-emballage, des produits réparables, remplir les avions, les trains etc.).

Comment relever le prix ? Nicolas Hulot et sa bande proposent la mise en place d'une taxe carbone. Je suis très favorable à une telle mesure, mais elle a un gros défaut : elle n'a d'effet que dans les pays où elle est mise en place. Or avant d'arriver à instaurer une telle taxe dans une part suffisante des pays, de l'eau aura coulé sous les ponts et surtout de l'essence aura brûlé dans les carburateurs (ou plutôt les pistons, une flamme dans le carburateur n'est pas bon signe...).

Une autre façon de relever le prix des énergies fossiles et notamment des hydrocarbures pourrait consister à jouer sur le mécanisme de l'offre et de la demande. L'offre est régulièrement mise à mal par le terrorisme et l'instalbilité des pays producteurs et répond tant bien que mal à la demande, ce qui est à l'origine de la forte hausse du baril ces derniers mois. A moins de verser dans l'illégalité, il n'est pas évident d'agir sur l'offre pour un français moyen (exception faite de quelques personnes chez Total).

En revanche la demande est plus accessible, puisque nous autres français sommes des gros consommateurs. Or si on augmente la demande, comme l'offre est contrainte, les prix vont mécaniquement augmenter. Good !

Sauf qu'augmenter la demande ne doit pas signifier consommer plus, sans quoi le caractère vertueux de l'augmentation de prix n'est plus valable. Il faut donc acheter du pétrole sans le brûler !!!

Qu'en faire ?  Le stocker bien entendu ! Pourquoi stocker ? Pour que les générations futures puissent elles aussi utiliser du pétrole, là où ce dernier est réllement indispensable, irremplaçable. On pourrait même raisonnablement s'endetter pour cela : le pétrole étant promis à une raréfaction puis disparition, les cours vont monter sensiblement : le stock constitué vaudra alors largement l'emprunt majoré du produit des intérêts. Le mieux serait même de ne pas extraire puis stocker le pétrole, mais tout simplement le laisser là où il se trouve.

Augmenter la demande reviendrait alors à payer (subventionner) des producteurs pour qu'ils arrêtent d'extraire, qu'ils diminuent leur production. Un peu comme quand on fait arracher des vignes aux viticulteurs, en quelque sorte.

Seule faille de ce raisonnement ? Il faut avoir les moyens nécessaires pour financer ce "stockage massif" de pétrole.

Deux solutions :

- soit c'est directement l'état qui s'y colle et finance par la dette publique (déjà lourde mais encore largement supportable), sachant qu'il s'agit d'un investissement. Il est raisonnable d'espérer que l'Europe se joigne alorsà la France dans ce mouvement car pour avoir un impact, la capacité d'endettement des français ne suffira que quelques années avant de franchir des seuils critiques de non-solvabilité. Si plusieurs acteurs entrent en jeu, il faut savoir réguler l'opportunisme (quelqu'un qui vendrait ses stocks après une flambée des cours)

- soit procéder à des achats d'options, ce qui permet de profiter d'un fort effet de levier. Reste que pour avoir un effet à court terme et sur la durée, cette solutiion repose sur la solidité et le sérieux des marchés financiers... qui restent à prouver. Car les vendeurs d'options doivent normalement couvrir leurs "ventes à terme" avec un "stock" qui est malheureusement trop souvent virtuel (couverture par d'autres options...), si bien qu'une bulle pourrait se former et éclater quand les premiers contrats arriveraient à échéance... solution plus simple donc mais dont l'efficacité est risquée.

 

Je m'arrête là car je sens bien que cette note n'est pas vraiment à la hauteur car j'ai l'impression :

  • de ne pas être très clair, ce qui prouve que mon raisonnement a sans doute quelques failles.
  • de jouer à la science fiction : personne n'a la volonté de s'engager dans un tel processus : il faut des moyens financiers, risquer gros pour... sauver la planète et un bénéfice complémentaire incertain

Or sauver la planète n'est pas un gain assez évident pour les financiers et des hommes de pouvoir... A moins d'un sursaut écologique.

J'espère tout de même avoir lancé une idée qui va faire son chemin et qui apportera peut-être quelquechose au débat ?

à suivre ! 

19/03/2007

Les Témoins

medium_18727067_1_.jpgUne fois n'est pas coutume, un peu de cinéma sur ce blog. Pour parler du film de Téchiné, Les Témoins, sorti il y a deux semaines et qui traite d'un problème désormais trop oublié des médias : le Sida.

Le film retrace un entremêlement d'histoires improbables et certains spectateurs ont pu être déçus.  Ceux-ci n'ont pas sur trouver la vraie richesse du film : ces personnages qui incarnent à la perfection l'air du temps des années 80, l'action se déroulant en 84-85, au moment de la "découverte" de l'épidémie.

La libération sexuelle vit ses derniers instants, c'est l'heure de payer l'addition et aucun des personnages n'échappe à la tragédie du Sida. Le malaise est présent à chaque instant et on pourrait craindre un film anxiogène. Pourtant on ressort du film presque rassuré : les humains savent resserrer les rangs pour faire face à pareil fléau. Certains se cachent derrière leur impuissance mais on sent bien qu'ils ne restent pas indifférents. Chacun supporte son fardeau et refuse de renoncer à avancer : la vie continue, on panse ses plaies et on ressort de cette terrible expérience plus fort. Une belle leçon de courage et de résilience.

Téchiné n'en est pas à son coup d'essai et la maladie est l'un de ses thèmes récurrents. Ce film m'a touché car il adopte un ton juste, contrairement au discours moralisateur qu'on a trop entendu. Il par ailleurs le mérite de remettre le sujet sur le devant de la scène (à sa mesure) : malgré des traitements de plus en plus efficaces, la bataille - que dis-je la guerre -  contre la maladie est loin d'être gagnée et trop de personnes en sont encore les victimes.

Ces quelques impressions désordonnés vous donneront peut-être l'envie d'aller voir ce film. Profitez-en, c'est le printemps du cinéma (tarif unique : 3.50 €) 

 

Je vous recommande également Angel, le dernier film de François Ozon, réalisateur dont je suis un inconditionnel. Ascension puis chûte d'une ambitieuse qui vit dans ses rêves, un film à voir dans cette période d'élections, où il sera intéressant de voir ce que deviennent ceux qui ne seront pas élus : les rêveurs se perdront dans leurs illusions, les battants resteront dans l'arène.